Quand on choisit le bac ES, il faut être curieux de ce qui se passe dans la société, s'intéresser à l'actualité, aimer les choses concrètes , précise Emilie, élève en terminale ES.
Oui, mais encore... Mécanismes économiques, phénomènes sociaux, évènements historiques, données géographiques se mèlent de façonner le monde contemporain. Gros plan alors sur les sciences économiques et sociales et leurs supports mathématiques (probabilités, statistiques, contôle et interprétation des résultats...) ainsi que sur l'histoire-géo. Pas question de négliger pour autant le français et les langues. Comme le souligne une enseignante de mathématiques : on n'exprime bien un raisonnement qu'à travers des phrases précises. Autant dire que toutes les disciplines du bac ES s'entrecroisent. Elles ont aussi des dénominateurs communs : efforts de réflexion personnelle, méthodes rigoureuses. Un professeur de sciences économiques et sociales en fait la démonstration : « L'épreuve de sciences économiques et sociales au bac demande aux candidats de faire preuve de ces compétences pour traiter un sujet à partir de l'analyse de textes, de documents statistiques, de graphiques. Autant que sur la connaissance du sujet, l'élève sera évalué sur la manière de le traiter ». Le « par coeur » est à la baisse, la réflexion est à la hausse.
Sciences sociales : Vous souhaitez vous investir à fond dans l'économie et les sciences sociales. Choisissez alors, en 1ère, l'option obligatoire du même nom qui deviendra enseignement de spécialité en terminale. Un profil qui prend corps avec sept heures de sciences économiques et sociales par semaine. L'enseignement de spécialité approfondit les thèmes étudiés en enseignement obligatoire, à partir d'extraits de textes d'auteurs (Keynes, Marx...). |
Maths Appliquées : Vous envisagez de mater les maths. Suite logique : vous prendrez les mahs appliquées en option obligatoire en 1ère et vous les retrouverez en enseignement de spécialité en terminale. Coup d'oeil du côté des programmes avec une enseignante de maths : En option de 1ère, on fait encore de la géométrie. On l'abandonne en terminale pour traiter principalement des informations chiffrées : poucentages, suites, statistiques... L'enseignement de spécialité vient en complément de l'enseignement obligatoire : systèmes d'équations linéaires, suites numériques... Un impératif : Développez vos qualités d'abstraction car les maths de ES sont de vraies mathématiques. |
Langues : Vous avez décidé d'enrichir votre parcours
scolaire avec deux ou trois langues. Qu'à cela ne tienne... Par le
jeu des combinaisons, vous pourrez étudier plusieurs langues vivantes
étrangères (LV1, LV2, LV3, langue renforcée) et même
les associer avec des langues anciennes (latin, grec). L'enseignement de
spécialité en terminale porte sur la langue vivante renforcée
(LV1 ou LV2) ou sur la LV3. |
Deux tiers des bacheliers ES s'inscrivent à l'université, principalement dans les filières économie et gestion, administration économique et sociale (AES), droit, mais aussi en sciences humaines et sociales (histoire, géographie, philosophie...), en langues. Des études supérieures longues qui débouchent sur les carrières de la gestion, de la comptabilité, du commerce, les professions juridiques (magistrat, avocat, juriste d'entreprise...), l'enseignement et les concours de la fonction publique. Ces dernières années, les bacheliers économiques ont eu tendance à « bouder » les classes prépa économiques et commerciales, une étape obligée pour intégrer une école de commerce. Et pourtant... leur taux de réussite est satisfaisant. Les titulaires du bac ES ont aussi de sérieuses chances d'entrer à Sciences po.
Autres itinéraires également empruntés par les bacheliers ES : les BTS et DUT de la gestion, du commerce, des transports...