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CREATION
Le 26 janvier 1936, Mussolini pose la premiére pierre de la "città del cinema" à Rome destinée à concurrencer les américains , d'où le surnom d' "Hollywood sur Tibre ". Ce centre industriel cinématographique regroupe à ses débuts toutes toutes les principales activités de ce secteur (son , lumiére , montage , décors ).
Promue tout d' abord à la réalisation de films de propagande fasciste et de films basés sur des thémes musicaux , Cinecittà évolue dés 1942 vers un cinéma plus éclectique ; par exemple Ossessione de Visconti ou encore Quattro passi fra le nuvole de Basetti.Mais l' échec du fascisme conduit à un changement de style : plus besoin d' exalter la nation ; avec Ladri di bycicletta de Vittorio De Sica et Roma città aperta de Rosselini , le néoréalisme s' impose . Ces films doivent montrer la réalité sociale en Italie et en particulier celle des classes défavorisées. Cette réalité sera forcément filmée en extérieur et ce qui exclura Cinecittà du mouvement.
Ce sont les Etats Unis qui , dans les années 50 vont revitaliser les studios en "développant" les Péplums . Ainsi débutera l'age d'or de Cinecittà.
A partir de Quo vadis ? en 1951 , les producteurs américains préférent réaliser ces films en Italie dans les studios de Cinecittà où figurants et téchniciens , nombreux dans ces films , sont trés peu payés . De 1953 à1965 l'Italie produit plus de 170 films antiques dont 140 entre 1960 et1965 , certaines années ont vu la sortie de 30 à 40 Péplums . Au début des années 60 , ces films qui avaient un coût de revient relativement faible , inférieur à 200 millions de lires , rapportent généralement plus de 400 millions de lires . Parmi eux : Ben Hur de William Wyler en 1959, Les travaux d'Hercule en 1957
Le filon des péplums et des films d'époque semble s'épuiser , l'Italie se tourne naturellement , elle aussi, vers le film d'espionnage "à la James Bond ". Une légion de 007,super 7, upper 7, S003, A008, sigma 3, UG2, K17, X13,va déferler sur les écrans (51 films en 1966 soit un tiers de la production nationale de cette année ).
Nous voyons ainsi défiler les scénes types du genre : les instructions données dans le bureau du chef situé à Londres ou à Washington (en réalité à Cinecittà, un stock shot ou une photo derrière une fenêtre devant donner l'illusion).
La prolifération des films d'éspionnage a été aussi rapide que de courte durée . La production impressionnante de ces produits s'étale presque exclusivement sur la période allant de 1965 à 1967 . Il convient de constater qu'à part quelques exemples isolés, les italiens n'ont pas réussi à apporter à ce genre un "plus", un ton personnel, comme ils ont su le faire pour le péplum et plus tard pour le western .
En 1964, l'Italie voit l'arrivéedes fameux "westerns spaghetti " avec le film de Sergio Leone : " Pour une poignée de dollars", celui-ci va imposer d'emblée un nouveau style produisant alors un succés immédiat, colossal et international.
La même année, des dizaines de productions sont mises en chantier sur le modéle du film de Sergio Leone.
L'année 1965 donne le jour à 37 "westerns spaghetti" soit un cinquiéme de la production italienne. Devant ce succés, de nombreuses vedettes se laissent tenter par Cinecittà avec l'espoir d'y trouver ou d'y retrouver le succés d'un Clint Eastwood, ou en vu d'arrondir leurs "fins de mois". Entre autres, nous trouvons Yul Bynner, Claudia Cardinale, Alain Delon, Henry Fonda, Robert Hossein, Gina Lolobrigida, Michéle Mercier, Jack Palance, Anthony Quinn, Jean-Louis Brintignant, Orson Welles
Le début des années 70 marquera non pas la chute mais un certain déclin de Cinecittà et du cinema de genre italien face à l'explosion de la télévision offrant l'évasion à domicile. Cinecittà s'implique aussi dans le mouvement en se tournant vers la production d'émission de télévision.
Mais la production cinematographique ne s'arrête pas pour autant. Et la réussite de Cinecittà n'est pas fondée uniquement sur le cinema de genre italien. Elle doit aussi beaucoup à de grands réalisateurs, et notamment Fellini. Le célébre cineaste italien fut l'un des pilliers de Cinecittà fut, il y a produit quasiment tous ses films, de "la Dolce vita" en 1959, à "La voce della luna" (1990) en passant par "Amarcord" (1973), "Casanova" (1975) ou "Ginger e Fred" (1985) . Fellini était un grand adepte de Cinecittà aussi bien pour la qualité et la rapidité du travail que pour l' atmosphére qui y règnait. Atmosphére que l'on retrouve dans "Intervista (1986) où Fellini filme un tournage.
Le milieu des années 70 marquera la chute du cinéma italien face à l'explosion de la télévision qui propose aux italiens l'évasion à domicile.Cinecittà suit elle aussi le mouvement et se tourne vers la production de séries et d'émissions télévisées. Mais depuis quelques années,le processus s'est inversé et le public italien est revenu vers le cinéma,il prétend voir des films de qualité.Et Cinecittà,telle une usine à rêves s'applique maintenant à le contenter. Aux côtés de réalisateurs italiens(tels que Comencini avec "Cuore"1985 ou encore Francesco Rosi avec "Cadaveri eccelenti") une nouvelle activité attire aussi les réalisateurs étrangers: -Jean-Jacques Annaud et "Le Nom De La Rose" plus récemment ceux de"Daylight"et de "Independance Day".